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Votre véhicule passera-t-il le prochain contrôle technique ?

Depuis le début de l’année, la nouvelle réforme sur le contrôle technique a fait l’objet de discussions houleuses et d’inquiétudes pour les particuliers. Bien que, le 20 mai 2018, cette réforme soit entrée en vigueur en France, abrogeant ainsi les dispositions antérieures. Les inquiétudes demeurent et de nombreux automobilistes se demandent si leur véhicule passera le contrôle technique. En effet, même si les chances de voir immobiliser son véhicule restent faibles, elles n’en existent pas moins.

Le contrôle technique en 2018, pourquoi il inquiète ?

Si le contrôle technique de 2018 fait peur, c’est parce qu’il apporte plusieurs nouveautés et que les rumeurs sur la hausse des prix et la difficulté vont bon train. Ce qui change en 2018 pour le contrôle technique, c’est le nombre de problèmes qu’on peut constater sur un véhicule, qui passe de 123 à 132, et qui désormais est appelé défaillances. De plus, ces défaillances sont classées en 3 catégories selon leur gravité : les défaillances mineures, les défaillances majeures, et les défaillances critiques.

L’autre sujet d’inquiétude concerne les prix qui risquent d’augmenter à cause du temps plus long à mettre pour faire le contrôle, et à cause des nombreuses vérifications à faire lors du contrôle. Le coût du contrôle technique à Nîmes par exemple, peut augmenter.

Alors peut-on passer le prochain contrôle ?

Pour des défaillances mineures, la voiture passera le contrôle technique sans difficulté et le propriétaire pourra se reposer sur ses lauriers durant les deux années à venir (en théorie). Durant ces deux années, la défaillance mineure, par exemple une petite corrosion peut évoluer et devenir dangereuse ou une défaillance majeure. Dans le cas où la corrosion devient une défaillance majeure, la voiture pourra passer le contrôle technique, mais avec une contre-visite prévue pour deux mois. L’automobiliste aura donc deux mois pour faire réparer les dégâts et faire la contre-visite.

Le problème dans les niveaux de défaillance est la défaillance critique introduite dans le contrôle technique cette année. Selon les dispositions de la nouvelle réforme, le propriétaire d’un véhicule devra envoyer son véhicule au garage le jour même du contrôle pour faire réparer l’outil endommagé sur la voiture. Dans la catégorie des défaillances critiques, on retrouve les problèmes au niveau des pneus, des freins, de la ceinture, des fixations, de la direction, etc.

Quand le contrôleur remarque que le problème au niveau de l’un ou l’autre de ces outils est grave, dangereux, et qu’un accident pourra se produire à tout moment (dans les prochains jours de préférence), il marque la voiture comme ayant une défaillance critique. Il peut être difficile pour l’automobiliste de trouver un garage le même jour, car il faut généralement faire jouer la concurrence, ce qui ne sera pas du luxe vu la nouvelle réforme, et prendre rendez-vous avec le garage. Mais, un contrôleur n’a pas le droit d’immobiliser un véhicule. Si on se fait arrêter par un policier et qu’on a une défaillance critique qu’on n’a pas faite réparer le même jour, ou si on ne fait pas une contre-visite, une amende de 135 € doit être payée. On peut aussi perdre sa carte grise et voir son véhicule envoyé à la casse.

Voici autant de subtilités qui interviennent dans le nouveau contrôle technique.

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