Les chiffres ne mentent pas : l’achat d’une propriété n’a jamais été un jeu d’enfant. Entre les rêves de terrasse ensoleillée et la réalité des charges communes, il y a parfois un gouffre. Si votre cœur balance entre le condo et la maison de ville, attendez-vous à un autre duel : celui des frais mensuels, cachés ou non, qui accompagnent ces formules d’habitat partagé.
Bref aperçu des coûts supplémentaires occasionnés lors de l’achat d’un condo
Si votre choix se porte sur un condo en ville, vous devenez à la fois propriétaire de votre espace privé et copropriétaire de tout ce qui entoure votre unité. Cela inclut le hall d’entrée, les salles communes, les installations sportives et tous les espaces extérieurs : pelouses, piscine, stationnement… Ce mode de vie partagé entraîne automatiquement des cotisations mensuelles à verser à la copropriété.
Ces frais couvrent l’entretien courant des parties communes (nettoyage, déneigement, entretien paysager…), les réparations incontournables (toiture, fenêtres, isolation) et le paiement de services tels que les assurances collectives ou l’électricité des espaces partagés. Lorsque la cagnotte commune ne suffit pas à absorber une dépense imprévue, on parle alors de cotisation spéciale : chaque copropriétaire doit mettre la main à la poche, parfois sans préavis.
Investir dans une maison de ville : des coûts supplémentaires ?
Opter pour une maison de ville, c’est devenir propriétaire d’un logement accolé à d’autres, avec la possibilité de partager certains espaces comme la cour, la piscine ou même le stationnement. Ce voisinage rapproché implique, dans bien des cas, une forme de copropriété. Mais dans le détail, comment se répartissent les frais ?
Les dépenses liées à l’entretien des espaces collectifs, pelouse, allées, équipements extérieurs, sont généralement partagées entre tous les propriétaires concernés. Pour les rénovations touchant un système commun, tel un égout partagé, la facture est également divisée. En revanche, tout ce qui relève de l’enveloppe du bâtiment (fondations, toiture, fenêtres), c’est à vous d’assumer. L’assurance de l’habitation, elle aussi, reste votre affaire.
Ce système hybride explique pourquoi il existe moins de charges communes obligatoires dans la plupart des maisons de ville, du moins par rapport à un condo classique. Pour ceux qui veulent limiter les imprévus, s’orienter vers une maison neuve peut se révéler une stratégie payante : moins de réparations à prévoir, donc moins de surprises sur la facture globale.
Finalement, condo ou maison de ville, impossible d’échapper aux frais additionnels quand on partage des espaces ou des équipements. Ce qui change, c’est la proportion des coûts et la répartition des responsabilités. Maison de ville ou condo, la vraie question reste celle-ci : êtes-vous prêt à négocier avec votre voisin… ou avec la prochaine réunion de copropriétaires ?

